Le cinéma mis en musique (Journal du Jura, 30/10/2006)
Concert plaisant et varié avec, comme fil rouge, le cinéma, des musiques de films qui ont connu un grand succès, il y a quelques décennies ou plus récemment.Une salle décorée par des affiches de films, un écran où défilaient les titres imagés des différentes productions cinématographiques dont le corps de musique local a choisi de jouer les thèmes, en guise de remerciement envers son directeur Cédric Châtelain qui abandonne sa baguette après deux ans de collaboration.
Un seul bémol, un public par trop parsemé pour ce concert qui aurait mérité une meilleure audience, aussi bien pour la qualité du jeu des musiciens que pour le choix des thèmes.
Mariage de la musique et du cinéma
Comme l'a souligné, David Bangerter, le présentateur, le choix du thème de ce concert est le fruit d'un mariage heureux entre le cinquième art, celui de la musique et le septième, qui désigne le cinéma. Les mélomanes de tous âges, qui sont pour la plupart du temps, également des cinéphiles, ont pris plaisir à entendre les musiques de films célèbres qui ont marqué la production cinématographique: «La vita è bella», dans lequel l'atmosphère insoutenable des camps de concentration devient légère, par la volonté d'un père qui désire protéger son enfant, le monde fantastique d'Harry Potter, ou la superproduction du «Seigneur des anneaux», l'action comme la conçoit James Bond dans «Golgen Eye», le rêve et l'imagination de Walt Dysney qui s'inspire des contes des Mille et Une Nuits dans «Aladin», quelques airs légers et entraînants de comédies musicales inoubliables. On citera «Fame», «Flashdance» et le très célèbre «New York, New York» ou encore «Eye of the Tiger», musique accompagnant le film «Rocky III», qui relate l'épopée d'un boxeur des années 80, sans oublier «Hello, le soleil brille», l'air le plus sifflé par les combattants de la Seconde Guerre mondiale, la célèbre chanson tirée du film «Le pont de la rivière Kwaï»,qui dénonçait les absurdités de la guerre.
Au revoir, M. le directeur
Avant de convier le public à déguster un plat de spaghettis, David Bangerter s'est fait l'interprète des musiciennes et musiciens pour remercier Cédric Châtelain de son engagement, de son dévouement et de ses compétences musicales, dont il a fait bénéficier la Fanfare de Malleray durant deux ans. Il n'a pas omis de remercier également ses deux frères, Jean-Bernard et Philippe, venus en renfort pour pallier certaines absences pour cause de maladie.
Questionné à l'issue du concert, le directeur sortant a précisé que le laps de temps passé à la direction du corps de musique de Malleray a été pour lui une belle expérience humaine et il espère qu'il a réussi à insuffler sa passion de la musique aux musiciens et contribué à faire progresser cet ensemble. Il déplore toutefois le fait que la relève se fasse attendre. La seule solution, selon lui, pour attirer des jeunes, passe par une collaboration avec l'Ecole de musique du Jura bernois. (mn)